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Fiscalité et Règles

Déclarer les plus‑values de valeurs mobilières

Règles de déclaration : PFU par défaut depuis 01/01/2018, option pour le barème en cochant 2OP, et formulaires 2042, 2042-C ou 2074 selon le support (hors PEA,

7 min de lecture Mis à jour le 7 septembre 2026

Déclarer les plus‑values de valeurs mobilières
Photo Alexas_Fotos / Pixabay

Si vous avez réalisé une plus‑value sur des valeurs mobilières, vous devez la déclarer selon les règles prévues par l’administration fiscale : régime par défaut depuis le 01/01/2018, possibilité d’opter pour le barème en cochant la case 2OP, et usage de formulaires spécifiques (2042, 2042‑C, 2074) selon la complexité des opérations.

Contexte : qui est concerné par la déclaration de plus‑values de valeurs mobilières

Déclarer les plus‑values de valeurs mobilières

Les contribuables particuliers qui cèdent des titres doivent se pencher sur la question de la déclaration. Par valeurs mobilières, l’administration entend les actions, obligations, parts sociales, droits sociaux et parts d’organismes de placement collectif (OPC). Les règles ne sont pas identiques selon le support qui porte ces titres.

Les distinctions essentielles portent sur le fait que les titres sont détenus hors PEA, sont logés dans un PEA ou PEA‑PME, sont intégrés à un contrat d’assurance‑vie, ou correspondent à des actifs numériques. Pour chaque support, l’administration précise les conséquences fiscales et les conditions d’exonération ou d’abattement.

Autrement dit, la procédure à suivre dépend de la nature du titre et du contrat. Les notices officielles décrivent ces différences et indiquent les formulaires à utiliser selon le cas.

Règles générales d’imposition et choix du contribuable

Depuis le 01/01/2018, le régime par défaut pour les plus‑values mobilières est le prélèvement forfaitaire unique (PFU). Ce régime se compose d’un prélèvement au titre de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, détaillés par l’administration sur ses pages dédiées et dans la brochure fiscale.

Le contribuable garde toutefois la possibilité d’opter pour l’imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu. Cette option est annuelle. Elle s’exerce au moment du dépôt de la déclaration de revenus en cochant la case 2OP. L’option a des conséquences pratiques : elle ouvre la possibilité d’appliquer des abattements pour durée de détention qui s’appliquent dans le cadre du barème, selon les règles précisées par l’administration.

Le choix entre PFU et barème dépend de la situation fiscale globale et des règles d’abattement applicables au support concerné. Les modalités et conséquences sont décrites sur les pages de l’administration et dans la brochure « PLUS‑VALUES ET GAINS DIVERS ».

Quels formulaires remplir et quand

Plusieurs imprimés officiels interviennent selon la nature et la complexité des opérations. Le formulaire n°2042 (et sa variante 2042‑C) sert à déclarer les revenus globaux, y compris les cases auxquelles reporter des plus‑values simples. La déclaration n°2074 est requise pour la déclaration des plus ou moins‑values réalisées lorsque les opérations sont multiples, complexes ou donnent lieu à application d’abattements et de règles de compensation.

La déclaration récapitulative des opérations sur valeurs mobilières et revenus de capitaux mobiliers existe pour regrouper les opérations à l’attention de l’administration. Selon l’administration, si le contribuable n’a réalisé qu’une opération simple, il peut parfois reporter directement le montant sur la 2042 sans déposer la 2074 ; les conditions de cette possibilité sont précisées par l’administration et figurent dans les notices.

En pratique, il convient d’identifier le cas d’usage principal pour chaque formulaire : 2042 pour les cas simples, 2074 quand il y a plusieurs opérations ou nécessité de détailler abattements et compensations. Les notices accompagnant ces formulaires expliquent les cas où la 2074 devient obligatoire.

PEA / PEA‑PME

Les titres logés dans un PEA ou un PEA‑PME bénéficient de règles spécifiques. L’administration indique que les gains d’un PEA ouvert depuis plus de 5 ans sont exonérés d’impôt sur le revenu. Des règles particulières s’appliquent en cas de retraits ou de rachats effectués avant le délai de 5 ans, et certaines opérations peuvent entraîner la clôture du plan avec des conséquences à connaître.

Les notices officielles décrivent l’effet d’un retrait avant 5 ans et les conséquences d’une clôture. Il faut se référer aux pages de l’administration pour les cas concrets et pour savoir quelles mentions reporter sur la déclaration de revenus lorsque des opérations sur PEA interviennent.

Assurance‑vie

L’assurance‑vie fait l’objet d’un régime distinct selon la durée du contrat. L’administration rappelle que des règles particulières s’appliquent au-delà de 8 ans et que des abattements peuvent être applicables selon la durée. Les options d’imposition et les modalités de déclaration sont précisées sur la page dédiée à l’assurance‑vie.

Les cas de rachats partiels ou de retraits, ainsi que le traitement fiscal selon la durée du contrat, figurent dans les notices mises à disposition par l’administration. Pour savoir comment reporter les produits et gains liés à un contrat d’assurance‑vie, il faut consulter les formulaires et leurs notices.

Actifs numériques (crypto)

L’administration distingue la fiscalité des cessions d’actifs numériques et renvoie à ses pages spécifiques. Les notions et le mode de calcul peuvent différer des cessions de valeurs mobilières classiques. En cas de doute, l’administration invite à consulter sa rubrique consacrée aux actifs numériques pour connaître les modalités déclaratives applicables.

Si une page dédiée au sein du site existe, elle peut renvoyer vers la documentation de l’administration. Sinon, la page officielle de l’administration demeure la référence pour les règles applicables aux cessions d’actifs numériques.

Gains et pertes issus de plusieurs opérations

Lorsque plusieurs opérations sont réalisées, l’administration prévoit des règles de compensation entre plus‑values et moins‑values. La brochure fiscale et les notices expliquent la façon de déterminer le résultat net à déclarer et les situations qui imposent le dépôt d’une 2074.

La nécessité de déposer une déclaration 2074 survient notamment lorsque il y a plusieurs cessions, application d’abattements ou calculs de plus/moins‑values complexes. Les documents officiels listent les éléments justificatifs à conserver.

Étapes pratiques pour déclarer

Rassembler les justificatifs est la première étape : prix d’acquisition, prix de cession, dates et documents contractuels. Identifier le bon formulaire : 2042 / 2042‑C pour des opérations simples, 2074 pour des opérations multiples ou complexes. Décider du régime d’imposition : PFU par défaut ou option pour le barème en cochant la case 2OP sur la déclaration de revenus.

Reporter les montants sur les cases adéquates de la 2042/2042‑C ou remplir la 2074, selon la notice. Les notices accompagnant chaque formulaire détaillent les cases à remplir et les pièces justificatives à conserver. Les pages de l’administration permettent également de télécharger les formulaires et de consulter les notices officielles.

Conserver l’ensemble des justificatifs pendant la période prévue par la réglementation et conserver la preuve des calculs réalisés pour justifier des montants déclarés en cas de contrôle.

Erreurs fréquentes et points de vigilance

Parmi les erreurs rencontrées figurent l’oubli d’imputer des moins‑values en compensation, la méconnaissance des effets d’un retrait d’un PEA avant 5 ans, et la confusion entre les conditions d’abattement applicables à l’assurance‑vie selon la durée du contrat. La brochure fiscale et les notices insistent sur la nécessité de conserver les justificatifs.

Pour les contribuables, vérifier la qualification du support et la durée de détention avant de choisir le régime fiscal est essentiel. En cas de doute sur une situation particulière, l’administration renvoie à ses services et un conseiller fiscal pourra examiner le dossier individuel.

Rappel : cet article a un objet informatif. Pour une situation personnelle complexe, consultez un conseiller fiscal ou l’administration.

Sources officielles et notices

Sébastien Marchand

Journaliste · cryptomonnaies, innovations technologiques, finance personnelle

Sébastien suit l'actualité des cryptomonnaies et des fintechs. Il prend le temps de confirmer chaque information en consultant des experts et des statistiques fiables avant publication.

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